Cette démission forcée inattendue du Président IBK élu pour un second mandat et qui faisait face à une fronde d’une partie de la population nous permet de poser cette interrogation.  Que veut et vaux l’armée Malienne ?

Que veut l’armée Malienne

Depuis l’indépendance du Mali, seul le Président Alpha Oumar KONARE a terminé ses deux mandats sans être déchu par l’armée bien que des tentatives aient été déjouées. L’on savait tout de même que le Général ATT aura été la garantie de ce pouvoir.

Après le scénario d’ATT, les hommes politiques maliens devraient tirer toutes les leçons de la déchirure de l’appareil de l’Etat pour éviter à ce pays une nouvelle crise institutionnelle. Certes, la gouvernance d’IBK caporalisée au tour des clans avec des affaires de détournement dans un contexte de pays occupé sur 2/3 de son territoire ne joue pas en sa faveur, mais ne justifie en rien un Coup d’Etat.

Ce coup d’Etat n’est pas le bienvenu et ne pourra pas résoudre cette crise à la fois institutionnelle, politique et sociale. Les putschistes feront un temps de gestion avec des belles déclarations et propositions mais il reviendra à un élu du peuple de faire sien de tous les dégâts causés par la transition actuelle mais surtout tenter de résoudre les problèmes épineux qui se posent au peuple Malien.

Une transition putschiste militaire est incertaine, couteuse et fini toujours par un goût de regret ou du travail inachevé. L’apparition brutale du Capitaine Aya est un exemple illustratif.

Revenant à la question :  Que vaut l’armée Malienne ?

il convient de rappeler que cette armée ne s’est illustrée sur aucun terrain de combat. Outre, la bataille contre les forces Burkinabés au temps de Moussa TRAORE, cette armée n’a participé à aucune mission de maintien de la paix dans la sous-région. Elle a subi des lourdes défaites face aux djihadistes dans le nord du Mali, un terrain qu’elle est censée mieux connaitre. Les arguments du jeune capitaine ont été :  ‘’un manque de moyens et d’hommes pour aller faire la guerre. Mais n’a jamais dépassé SIKASSO. A quoi bon ça sert d’interrompre le processus démocratique en cours si c’est pour remettre à un élu les mêmes pouvoirs.

Alors que vaut-elle ? Jouer en donneur de leçons mais cela sous entendrait qu’elle-même est prête à poser des actes forts et briller dans la défense du territoire national. L’on est en droit de se poser la question, que cette armée ne veut pas de remous sociopolitique pour lui permettre de faire face à la guerre mais si au moins elle gagnait des batailles. Bien aussi, l’appétit des gains faciles que les régimes démocratiques étalent au grand jour aiguise l’appétit des jeunes officiers souvent exclus du cercle de partage.

Au tour de ces putschistes, il faut rechercher l’implication de ces anciens comme le Capitaine Aya, mais aussi l’implication passive de l’Imam Dicko qui dit avoir atteint son objectif et retourne à la mosquée.

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